
Le Rhône et ses affluents, avec la structure végétale qui les accompagne, forment la charpente bleue-verte, véritable colonne vertébrale du paysage du Valais.
1- La Charpente
Consolider la charpente paysagère
Le réseau hydrologique cantonal constitué du Léman, du Rhône et de ses affluents, avec la structure végétale qui l’accompagne, forment la charpente bleue-verte. La continuité de cette charpente doit être renforcée. Elle contribue à la mise en réseau et à la conservation des milieux naturels à l’échelle cantonale, intercantonale et transfrontalière. Les abords des cours d’eau sont également souvent propices au développement des itinéraires de mobilité douce et constituent des lieux de ressourcement privilégiés pour la population.
2- La Diversité
Prendre en compte la diversité des grands paysages
Le Valais recèle d’une grande richesse de paysages. Cette particularité résulte de la diversité géologique du canton, de sa topographie mouvementée et contrastée, de ses différences d’altitudes marquées, mais aussi des pratiques agricoles, des formes d’habitat et des modes de construire particuliers à chaque région. Cette diversité, qui contribue à la biodiversité, à la qualité de vie, au sentiment d’appartenance et à l’attractivité économique, doit être maintenue et valorisée.
3- L’Évolution
Soigner les zones de transition – les franges – entre les grands paysages
Le paysage est en perpétuelle évolution. Il se transforme au gré des saisons, des changements climatiques et des activités humaines. Certains paysages avancent : pression de l’urbanisation en plaine, avancée de la forêt en montagne. D’autres reculent : déprise agricole, fonte des glaciers. Il en résulte des zones de transition souvent peu définies et ayant peu de qualité. Traiter ces franges avec soin est important pour améliorer la qualité paysagère.
4- L’Équilibre
Tenir compte des espaces ouverts et de la qualité du bâti, en particulier au niveau local
Pour favoriser un développement équilibré du territoire, la planification d’espaces ouverts est importante à l’échelle locale. Ces espaces peuvent prendre différentes formes, comme un bisse dans le vignoble, une place dans un village ou une voie verte au sein d’une agglomération. Ces espaces, lorsqu’ils sont de qualité, offrent un habitat pour la biodiversité, une meilleure régulation des effets du changement climatique et un cadre de vie attractif pour la population et les entreprises.
L’évolution équilibrée du paysage est aussi soutenue par la promotion de constructions de qualité. La « culture du bâti » concerne autant les espaces construits que les espaces ouverts. Il s’agit de créer des villes et villages vivants, répondant aux besoins de la population tout en préservant les particularités et en valorisant l’identité des lieux.
5- L’Exemplarité
Faire évoluer le paysage par des exemples concrets
La conduite de projets-modèles paysage (PMP) par le Canton, en collaboration avec les communes et les autres partenaires, vise à amorcer et accompagner le changement par des exemples concrets, de qualité et reproductibles. Les PMP se basent sur une lecture paysagère du territoire et sont menés de manière pluridisciplinaire. Les enseignements tirés des PMP sont diffusés pour inspirer de nouveaux projets. Peu à peu, le « réflexe paysage » s’impose : les acteurs et actrices du territoire intègrent le paysage systématiquement dans leurs projets, à toutes les échelles de planification.









