Le paysage a jusqu’ici été défini en relation avec le maintien et la restauration de la biodiversité. La Conception Paysage élargit sa définition, en reprenant celle de la Convention du Conseil de l’Europe : le paysage ne se limite pas aux sites naturels mais concerne l’ensemble du territoire perçu et vécu par l’homme.
Un paysage peut être exceptionnel ou quotidien, grand ou petit. Peu importe le lieu ou l’échelle. Naturel ou issu de ce que l’activité humaine a façonné et transformé, un paysage est le résultat, jamais figé et en constante évolution, de ces interactions entre la nature et la culture.
Des mesures existent déjà pour protéger les paysages reconnus pour leur qualité : lorsqu’il est proche de l’état naturel, il est le plus souvent protégé sur le plan légal au titre de site naturel. Lorsqu’il est issu de la nature et de l’activité humaine, il est le plus souvent protégé sur le plan légal au titre de patrimoine culturel.
Mais le paysage n’est pas qu’une belle image sous protection. Il est notre cadre de vie et notre quotidien. Une place, un quartier, une route, tout est constitutif du paysage, qu’il soit de qualité ou non.
Pour être pris en compte dans chaque décision à incidence territoriale, le paysage doit être compris dans toutes ses composantes et faire l’objet d’une vision partagée par toutes celles et ceux qui agissent sur le territoire.
Nous sommes toutes et tous responsables de la qualité de nos paysages, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. Agissons consciemment, adoptons le réflexe paysage !